Depuis la session 2026, l’épreuve écrite de mathématiques du DNB comporte une partie 1 “automatismes” de 20 minutes, notée sur 6 points, sans calculatrice. La partie 2 dure 1 h 40 et porte sur le raisonnement et la résolution de problèmes, avec calculatrice autorisée.
Depuis la session 2026, l’épreuve écrite de mathématiques du brevet commence par une partie consacrée aux automatismes : 20 minutes, sans calculatrice, pour un total de 6 points sur 20.
La seconde partie dure 1 h 40 et porte sur le raisonnement et la résolution de problèmes, avec calculatrice autorisée.
Pour les élèves qui entrent en 3e cette année, c’est donc bien le format qui les attend au brevet 2027.
Ces 6 points méritent évidemment d’être travaillés. Mais les automatismes ont un autre intérêt : ils permettent de vérifier que les bases nécessaires pour réussir les exercices plus complexes sont réellement solides.
Fractions, pourcentages, calcul littéral, Pythagore, conversions, probabilités… Que faut-il maîtriser ? Et surtout, comment s’entraîner efficacement sans attendre les semaines précédant le brevet ?
Automatismes au brevet : 6 points à aller chercher
La partie 1 de l’épreuve de mathématiques est courte : 20 minutes pour 6 points, sans calculatrice.
Les questions demandent de mobiliser rapidement des connaissances ou des procédures fondamentales du collège. Dans le sujet zéro officiel, aucune justification n’est demandée dans cette première partie : l’élève doit trouver la réponse et la reporter sur sa copie.
L’objectif n’est donc pas de développer un long raisonnement.
Il faut être suffisamment à l’aise pour répondre rapidement à des questions portant par exemple sur :
- les nombres et les calculs ;
- les fractions et les pourcentages ;
- le calcul littéral ;
- le repérage ;
- les grandeurs et les conversions ;
- la géométrie ;
- les statistiques et les probabilités ;
- la proportionnalité ;
- l’algorithmique.
Les textes officiels parlent d’ailleurs de maîtrise des automatismes du cycle 4.
Autrement dit, ces questions ne concernent pas uniquement ce que l’élève découvre en troisième : elles mobilisent des acquis construits progressivement pendant plusieurs années de collège.
Des questions simples… mais qui servent aussi pour la suite
Les automatismes permettent de revoir une grande partie des fondamentaux mathématiques sous leur forme la plus simple.
C’est important, parce que ces mêmes connaissances seront ensuite nécessaires dans des exercices beaucoup plus complexes.
Prenons Pythagore.
Savoir analyser une situation et comprendre qu’il faut utiliser le théorème est une compétence. Mais encore faut-il ensuite être capable de manipuler correctement les carrés, d’effectuer les calculs et éventuellement de trouver une longueur.
Même chose pour les pourcentages : comprendre un problème est difficile si le calcul de base d’un pourcentage n’est pas lui-même maîtrisé.
Ou pour Thalès : l’élève doit raisonner sur la figure, mais également être à l’aise avec la proportionnalité et les calculs qui en découlent.
Les automatismes constituent donc une sorte de socle.
Lorsqu’un élève bloque déjà sur les questions les plus simples d’une notion, les exercices qui mobilisent cette même notion dans un problème deviennent nécessairement beaucoup plus difficiles.
À l’inverse, obtenir 6/6 aux automatismes ne garantit évidemment pas de réussir toute l’épreuve. Il faut ensuite savoir comprendre une situation, sélectionner les informations utiles, choisir une méthode, raisonner, justifier et rédiger.
Mais lorsque les calculs et les connaissances élémentaires sont disponibles rapidement, l’élève peut consacrer beaucoup plus d’attention à cette réflexion.
Que faut-il maîtriser ? Le panorama des automatismes
La liste indicative publiée par le ministère couvre un champ très large des mathématiques du collège.
Pour permettre aux élèves de s’entraîner de manière structurée, les 266 cartes gratuites PROFIA sont actuellement réparties en sept grandes familles.
Nombres et calculs — 89 cartes
C’est la catégorie la plus importante.
Elle comprend notamment :
- fractions ;
- calcul littéral ;
- carrés et divisibilité ;
- pourcentages et écritures ;
- nombres relatifs ;
- équations ;
- écriture scientifique.
Ce sont des compétences particulièrement transversales : on les retrouve ensuite dans de très nombreux exercices.
Espace et géométrie — 66 cartes
Les cartes portent notamment sur :
- les angles ;
- le théorème de Pythagore ;
- le théorème de Thalès ;
- les figures usuelles ;
- les périmètres et les aires ;
- la trigonométrie ;
- les transformations ;
- les volumes ;
- les solides.
Données et proportionnalité — 39 cartes
Cette partie permet de travailler :
- les statistiques ;
- les pourcentages en situation ;
- la proportionnalité ;
- la lecture graphique.
Grandeurs et mesures — 31 cartes
On y retrouve :
- les durées ;
- les conversions d’unités.
Des questions qui paraissent parfois élémentaires, mais qui peuvent faire perdre des points très facilement lorsqu’une conversion est mal maîtrisée.
Algorithmique et programmation — 18 cartes
Les cartes abordent notamment :
- les programmes de calcul ;
- Scratch ;
- les déplacements ;
- le tableur.
Probabilités — 13 cartes
Elles permettent de vérifier les connaissances et calculs élémentaires nécessaires pour traiter les questions de probabilités.
Repérage — 10 cartes
Cette catégorie porte notamment sur :
- les coordonnées dans un repère ;
- la droite graduée.
Ces 266 cartes ne remplacent évidemment pas l’ensemble du travail en mathématiques. Elles permettent surtout de vérifier et de consolider un grand nombre de briques élémentaires dont l’élève aura besoin dans les exercices du brevet.
L’erreur classique : « revoir les maths » de façon trop vague
Beaucoup d’élèves pensent qu’il suffit de « revoir les chapitres ».
Mais pour les automatismes, c’est trop vague.
Un élève peut avoir compris ce qu’est un pourcentage, une médiane ou une propriété de géométrie et pourtant perdre des points parce qu’il hésite, confond deux notions ou manque simplement de fluidité.
Pour cette première partie, mieux vaut donc travailler :
- sur des temps courts ;
- avec des questions ciblées ;
- régulièrement ;
- et sans calculatrice.
Dix minutes bien utilisées peuvent être plus efficaces qu’une longue séance pendant laquelle l’élève passe rapidement d’un chapitre à l’autre sans identifier ce qui lui pose réellement problème.
Comment bien s’entraîner ?
1. Travailler sans calculatrice
Puisque la calculatrice est interdite pendant les 20 minutes d’automatismes, il faut apprendre à s’en passer pendant l’entraînement.
C’est souvent à ce moment-là que réapparaissent certaines fragilités : fractions, pourcentages simples, conversions, carrés, calculs avec les nombres relatifs…
L’objectif n’est pas de transformer tous les élèves en champions du calcul mental, mais de rendre suffisamment fluides les calculs indispensables.
2. Faire des séances courtes
Il n’est pas nécessaire de faire 50 cartes à la fois.
Quelques minutes régulièrement suffisent.
On peut travailler les fractions un jour, les pourcentages un autre, puis Pythagore ou les conversions.
L’objectif n’est pas seulement de savoir faire, mais de savoir faire sans se bloquer longuement.
3. Commencer par une notion, puis mélanger
Lorsqu’un chapitre vient d’être étudié, il est logique de commencer par des questions ciblées sur cette notion.
Mais il faut aussi, progressivement, rencontrer des questions différentes sans savoir à l’avance quelle méthode utiliser.
Au brevet, l’élève ne choisit pas l’ordre des questions.
Cette alternance entre entraînement ciblé et questions plus variées permet de vérifier que le réflexe reste disponible en dehors du contexte du chapitre.
Le détail qui change tout : chercher avant de vérifier
C’est probablement l’un des points les plus importants.
Il existe une grande différence entre :
« Maintenant que je vois la réponse, ça me paraît évident »
et :
« J’ai réussi à retrouver la réponse tout seul. »
Lire une réponse provoque facilement une impression de maîtrise.
Pour vérifier réellement ce que l’on sait, il faut essayer avant de regarder.
Avec les cartes PROFIA, le principe est donc simple :
l’élève lit la question, réfléchit ou effectue le calcul, puis retourne la carte pour vérifier.
Une courte explication accompagne la réponse.
Il indique ensuite :
« Je savais » ou « Je ne savais pas ».
À la fin de la série, il peut choisir de refaire immédiatement les cartes qu’il n’avait pas réussies.
Il peut ensuite revenir plus tard sur la même notion pour se tester à nouveau.
L’intérêt n’est donc pas de parcourir rapidement une série de questions-réponses. Il faut réellement chercher avant de retourner la carte.
Ne pas attendre le printemps de la 3e
Les automatismes se prêtent particulièrement bien à un travail au fil de l’année.
Un chapitre sur Pythagore vient de se terminer ? C’est le bon moment pour vérifier les automatismes correspondants.
Les équations viennent d’être travaillées ? Même principe.
Il est beaucoup plus intéressant de repérer immédiatement une difficulté que de la découvrir quelques semaines avant le brevet.
Et ces cartes ne sont pas réservées aux élèves de 3e.
En 4ème, elles peuvent être utilisées progressivement, au fur et à mesure que les notions correspondantes sont étudiées.
En 2nde, elles peuvent également servir à reprendre rapidement des bases du collège qui restent fragiles.
Un élève qui rencontre des difficultés avec le calcul littéral ou les fractions au lycée n’a pas forcément besoin de reprendre un cours entier : quelques questions permettent déjà d’identifier ce qui est maîtrisé et ce qui ne l’est pas.
Peut-on viser 6/6 aux automatismes ?
Oui, c’est un objectif parfaitement légitime.
Ces 6 points correspondent à des connaissances et procédures qui peuvent être entraînées régulièrement.
Il serait évidemment faux de promettre qu’un entraînement garantit 6/6.
Mais il est possible de faire de cette partie une zone de points beaucoup plus sûre en entretenant les automatismes pendant l’année.
Et surtout, ce travail ne sert pas uniquement aux six premiers points.
Les mêmes fractions, pourcentages, calculs, propriétés géométriques ou conversions seront utilisés dans la seconde partie de l’épreuve.
Travailler les automatismes permet donc à la fois de viser les 6 points et de consolider les bases nécessaires pour aborder les 14 points de raisonnement et de résolution de problèmes.
Des automatismes aux annales
Une fois les bases solides, il reste une étape essentielle : apprendre à les mobiliser dans une situation plus complexe.
Un élève peut parfaitement savoir appliquer Pythagore lorsqu’on lui demande directement de calculer une longueur.
La difficulté augmente lorsqu’il doit comprendre seul, au milieu d’un problème, que Pythagore est justement l’outil dont il a besoin.
C’est là que les annales deviennent complémentaires des automatismes.
Les automatismes consolident les briques élémentaires.
Les exercices d’annales apprennent à choisir, combiner et utiliser ces briques dans une situation nouvelle.
Sur PROFIA, les annales officielles peuvent être recherchées par notion. Après avoir travaillé Pythagore, Thalès, les probabilités ou les pourcentages, l’élève peut ainsi retrouver de vrais exercices de brevet dans lesquels cette même notion doit être mobilisée.
Et s’il bloque, PROFIA peut l’accompagner par questions et indices sans lui donner immédiatement la démarche.
Où trouver les sujets officiels ?
Pour comprendre concrètement le niveau attendu, les meilleures références restent les ressources du ministère et d’Éduscol.
Les sujets zéro permettent de découvrir le format de la partie automatismes.
Et depuis la session 2026, nous disposons désormais également de vrais sujets de brevet passés avec cette nouvelle épreuve, ce qui permet d’observer beaucoup plus précisément les types de questions proposées.
Ces sujets sont particulièrement utiles lorsqu’on souhaite, après un entraînement ciblé, se confronter aux conditions réelles de l’examen.
En résumé
Pour préparer efficacement les automatismes du brevet de maths :
- entraînez-vous sans calculatrice ;
- privilégiez des séances courtes et régulières ;
- travaillez d’abord les notions fragiles ;
- cherchez toujours la réponse avant de vérifier ;
- refaites immédiatement les cartes que vous n’avez pas réussies ;
- revenez régulièrement sur les fondamentaux ;
- puis passez progressivement aux exercices d’annales.
Dix minutes régulièrement pendant l’année valent beaucoup mieux qu’une grosse révision au mois de juin.
Les automatismes ne constituent pas toute l’épreuve de mathématiques. Mais lorsqu’ils ne sont pas solides, tout le reste devient plus difficile.
Pour s’entraîner gratuitement
PROFIA propose 266 cartes gratuites consacrées aux automatismes du brevet de maths, classées par grands chapitres et par notions.
L’élève choisit ce qu’il souhaite travailler, cherche la réponse, retourne la carte pour vérifier et peut ensuite reprendre les questions qu’il n’avait pas réussies.
L’entraînement est accessible gratuitement dans la rubrique S’entraîner → Automatismes maths de PROFIA.
Sources officielles
Ministère de l’Éducation nationale — Modalités d’attribution du diplôme national du brevet à compter de la session 2026.
Éduscol — Les épreuves du diplôme national du brevet.
Éduscol — Liste indicative d’automatismes susceptibles d’être mobilisés lors de l’épreuve écrite de mathématiques.
Ministère de l’Éducation nationale — Sujets officiels de mathématiques du DNB 2026
PROFIA