Face à l’IA, Myriam Quinio lance Profia, une plateforme éducative
« Je me suis dit qu’il fallait une intelligence artificielle qui accompagne l’élève au lieu de réfléchir à sa place. […] Ce que l’enfant construit lui-même, il ne l’oublie plus. »
Enseignante à Aix-les-Bains depuis 25 ans, Myriam Quinio a vu ses élèves rendre des exercices parfaits faits avec ChatGPT, puis se révéler incapables de refaire un sujet voisin. Elle a créé PROFIA, une IA qui accompagne l’élève au lieu de réfléchir à sa place : elle questionne, à la manière socratique, et ne lâche pas tant que l’élève n’a pas trouvé lui-même. Réponse juste, elle pousse plus loin ; partielle, elle aide à compléter ; fausse, elle amène l’élève à découvrir son erreur.
Sans abonnement : 2 € pour une première approche, puis des cartes prépayées pour un ou plusieurs enfants. Pseudonyme possible, données limitées au strict nécessaire, et un bilan du travail envoyé aux parents chaque semaine. Déjà utilisée par plusieurs dizaines d’élèves et par L’École à l’hôpital.
Propos recueillis par Jean-Paul Gaspard · Article paru dans l’édition papier, extrait et photo reproduits avec l’accord du journaliste
PROFIA