À peine entré en troisième, faut-il déjà commencer à réviser le brevet ?
Pas vraiment.
À neuf mois des épreuves, faire des sujets complets chaque semaine ou apprendre des dizaines de fiches « spécial brevet » aurait peu d'intérêt. En revanche, la préparation du brevet 2027 commence bien dès le début de la troisième, mais d'une autre manière : en comprenant les notions au fur et à mesure, en consolidant les automatismes et en évitant de laisser s'accumuler les lacunes.
Le brevet se prépare beaucoup plus facilement lorsqu'on n'a pas à tout reprendre au printemps.
Brevet 2027 : quand auront lieu les épreuves ?
Pour la session 2027, les épreuves écrites du diplôme national du brevet auront lieu les 24, 25 et 28 juin 2027.
Pour les candidats scolaires, le brevet comprend quatre épreuves écrites :
- français ;
- mathématiques ;
- histoire-géographie et enseignement moral et civique ;
- sciences.
À cela s'ajoute une épreuve orale organisée par l'établissement.
Le brevet est calculé à partir de deux éléments :
- 40 % pour le contrôle continu de troisième ;
- 60 % pour les épreuves terminales.
Un point important, souvent mal compris : le contrôle continu ne repose pas seulement sur les matières d'examen. Ce sont les moyennes annuelles de toutes les matières de troisième, à poids égal — français et mathématiques, mais aussi histoire-géographie, sciences, langues vivantes, EPS, arts.
Les résultats de toute l'année comptent donc, et pas seulement ceux de la fin d'année.
C'est déjà une première raison de ne pas considérer le brevet comme un examen que l'on commencera à préparer en mai : le travail réalisé pendant toute l'année de troisième compte directement dans le résultat final.
En septembre, la priorité n'est pas de « réviser le brevet »
Commencer tôt ne signifie pas commencer les révisions finales tôt.
En septembre et en octobre, l'objectif principal devrait être beaucoup plus simple :
ne pas laisser une notion mal comprise s'installer.
Un élève qui ne comprend pas bien le calcul littéral rencontrera probablement de nouvelles difficultés lorsqu'il devra résoudre des équations ou travailler sur les fonctions.
De la même manière, des difficultés anciennes avec les fractions, les pourcentages ou la proportionnalité peuvent rapidement réapparaître dans des exercices plus complexes.
La troisième s'appuie en permanence sur les apprentissages construits au cours des années précédentes. Les apprentissages deviennent plus complexes, mais ils s'appuient toujours sur des acquis antérieurs.
C'est particulièrement visible en mathématiques.
En maths : consolider les automatismes
Depuis la session 2026, l'épreuve de mathématiques commence par une partie consacrée aux automatismes, réalisée sans calculatrice.
Calcul numérique, fractions, pourcentages, proportionnalité, calcul littéral, géométrie, grandeurs et mesures… beaucoup de ces compétences ne commencent pas en troisième : elles se construisent progressivement tout au long du collège, puis sont consolidées et mobilisées dans des situations de plus en plus complexes.
C'est pourquoi dix minutes d'entraînement régulier peuvent être beaucoup plus utiles qu'une longue séance de révision de temps en temps.
Un élève qui hésite encore longuement sur une multiplication de fractions, un calcul de pourcentage ou une conversion mobilise une partie importante de son attention sur le calcul lui-même. Il lui en reste moins pour comprendre et résoudre le problème dans lequel ce calcul intervient.
L'objectif n'est donc pas seulement de « savoir faire », mais d'acquérir suffisamment de fluidité pour pouvoir consacrer son attention au raisonnement.
Sur PROFIA, les élèves peuvent s'entraîner gratuitement avec plus de 250 cartes d'automatismes du brevet de mathématiques. Quelques cartes régulièrement suffisent : inutile de vouloir tout faire en une seule fois.
En histoire-géographie et en sciences : commencer les fiches maintenant
Pour les matières dans lesquelles les connaissances s'accumulent au fil des chapitres, attendre le printemps pour fabriquer toutes ses fiches de révision est rarement une bonne stratégie.
En histoire-géographie comme en sciences, notamment en SVT, on peut commencer dès maintenant : lorsqu'un chapitre est terminé et compris, l'élève en conserve l'essentiel sur une fiche.
Quelques mois plus tard, au moment des révisions du brevet, le travail de synthèse aura déjà été fait progressivement.
Il n'est d'ailleurs pas obligatoire de fabriquer toutes ses fiches entièrement soi-même.
Une fiche du commerce, trouvée sur Internet ou proposée toute faite sur un site, peut constituer une bonne base, à une condition : ne pas l'utiliser telle quelle comme un cours à apprendre passivement.
Le plus intéressant est de la confronter au cours réellement étudié en classe :
- ajouter une précision donnée par le professeur ;
- compléter avec un exemple travaillé en cours ;
- barrer ou mettre de côté ce qui n'a pas été étudié ;
- reformuler un passage avec ses propres mots ;
- signaler une notion sur laquelle le professeur a particulièrement insisté.
La fiche toute faite devient alors progressivement la fiche de l'élève, adaptée à son cours et à ce qu'il doit réellement maîtriser.
Et une fois la fiche prête, il reste une étape essentielle : ne pas se contenter de la relire.
La cacher et essayer de retrouver les idées principales, les dates, le vocabulaire ou les mécanismes étudiés permet de vérifier ce qui est réellement mémorisé.
Lire un article plus complet sur l'utilité ou non des fiches .
C'est cette récupération en mémoire, répétée au fil de l'année, qui évite de devoir tout réapprendre quelques semaines avant le brevet.
Pour entretenir cette mémorisation, PROFIA propose également des flashcards gratuites d'histoire de troisième, notamment pour retrouver régulièrement les dates, les personnages, les lieux et les grands repères à connaître. Elles ne remplacent pas le cours ni les fiches : elles servent à se tester et à vérifier rapidement ce qui est réellement resté en mémoire.
En français : des connaissances, mais surtout des compétences à construire
En français, le problème est un peu différent.
Certaines connaissances doivent évidemment être mémorisées : vocabulaire grammatical, valeurs des temps, procédés d'écriture, figures de style…
Mais réussir l'épreuve demande également de savoir :
- comprendre précisément un texte ;
- justifier une réponse ;
- analyser un procédé d'écriture ;
- maîtriser la langue ;
- rédiger un texte construit.
Ces compétences se développent dans la durée.
Par exemple, connaître la définition d'une métaphore ne suffit pas toujours. Encore faut-il être capable de la repérer dans un texte et d'expliquer ce qu'elle produit.
Lorsque les figures de style seront travaillées ou réactivées en classe, les élèves pourront également utiliser sur PROFIA les flashcards gratuites consacrées aux figures de style pour apprendre à les reconnaître et à les distinguer.
Là encore, le but n'est pas seulement de relire une définition, mais d'essayer de retrouver la réponse avant de la vérifier.
De manière générale, pour préparer le brevet dès la troisième, le plus utile est de profiter des exercices réalisés pendant l'année pour comprendre ses erreurs au lieu de simplement regarder la correction.
Une notion n'est pas comprise ? Mieux vaut la reprendre tout de suite
Lorsqu'un élève obtient la correction d'un exercice qu'il n'a pas compris, il peut avoir l'impression que le problème est réglé. Pourtant, si le raisonnement reste flou, la difficulté réapparaîtra probablement sous une autre forme quelques semaines plus tard.
Mieux vaut donc revenir sur la notion au moment où la difficulté apparaît.
C'est précisément l'un des usages de PROFIA : l'élève peut venir avec son cours ou son exercice et travailler sur ce qu'il n'a pas compris. PROFIA ne lui donne pas immédiatement la réponse : il l'accompagne par des questions et des indices pour l'aider à retrouver lui-même le raisonnement.
L'objectif n'est pas de faire le devoir à sa place, mais d'éviter qu'une incompréhension ne reste installée pendant plusieurs mois.
Faut-il déjà travailler avec des annales ?
Oui, mais pas nécessairement en faisant des sujets complets.
En début de troisième, demander à un élève de réaliser un brevet blanc entier alors qu'une partie du programme n'a pas encore été étudiée présente peu d'intérêt.
En revanche, les exercices d'annales peuvent être utilisés beaucoup plus tôt, notion par notion.
Après avoir étudié le théorème de Thalès, par exemple, pourquoi ne pas regarder un véritable exercice de brevet dans lequel il faut l'utiliser ?
Même chose après un chapitre sur les probabilités, les fonctions ou la géométrie.
L'intérêt est important : l'élève découvre progressivement comment une notion étudiée en classe peut apparaître dans une situation d'examen.
Sur PROFIA, les annales officielles peuvent être recherchées par matière, par année et surtout par notion. Inutile donc d'attendre d'avoir terminé tout le programme : après un chapitre, l'élève peut rechercher directement les exercices d'anciens brevets qui mobilisent la notion qu'il vient d'étudier.
Il pourra bien sûr travailler des sujets complets plus tard dans l'année, lorsque davantage de notions auront été abordées.
Reste un réflexe à éviter absolument : lire le corrigé trop vite.
Le scénario est classique. L'élève essaie quelques minutes. Il bloque. Il ouvre le corrigé. Et en le lisant, la solution lui paraît souvent évidente.
Mais reconnaître un raisonnement lorsqu'on le voit n'est pas la même chose qu'être capable de le produire seul.
Lorsqu'un élève bloque, il est généralement plus utile de l'aider à repartir que de lui livrer la réponse :
- Quelle information de l'énoncé pourrait être utile ?
- Qu'est-ce qu'on cherche exactement ?
- Quelle notion du cours pourrait intervenir ?
- Peut-on commencer par une étape plus simple ?
C'est sur ce principe que fonctionne l'accompagnement de PROFIA : aider l'élève à poursuivre son raisonnement par des questions et des indices plutôt que lui fournir immédiatement la solution. S'il bloque sur un exercice d'annale, le tuteur l'accompagne sans lui dévoiler la démarche.
Que peut-on faire concrètement dès septembre ?
Il n'est pas nécessaire d'ajouter un lourd programme de révisions au travail scolaire.
Quelques habitudes suffisent :
- vérifier qu'une notion est réellement comprise avant de passer à la suivante ;
- entretenir régulièrement les automatismes en mathématiques ;
- commencer à constituer ou personnaliser ses fiches en histoire-géographie et en sciences ;
- reprendre de temps en temps une ancienne fiche sans regarder le cours pour vérifier ce que l'on sait encore ;
- utiliser des flashcards pour tester les connaissances qui doivent être mémorisées ;
- comprendre ses erreurs en français plutôt que simplement recopier la correction ;
- reprendre rapidement une notion qui reste incomprise ;
- essayer ponctuellement un exercice d'annale lorsqu'un chapitre est suffisamment maîtrisé.
Ce n'est pas un planning intensif de révisions. C'est simplement une manière de ne pas laisser le travail s'accumuler jusqu'au printemps. C'est beaucoup moins spectaculaire qu'un planning de bachotage, mais sur neuf mois, l'effet peut être considérable.
Les vraies révisions viendront plus tard
À mesure que l'année avancera et que davantage de chapitres auront été étudiés, les sujets d'annales complets et les entraînements en temps limité deviendront progressivement plus intéressants.
Les brevets blancs permettront également d'identifier les points à retravailler.
Au printemps, il sera alors possible de construire un véritable planning de révisions.
Mais l'élève qui aura travaillé régulièrement depuis septembre ne repartira pas de zéro : il révisera des notions déjà comprises, déjà mémorisées et déjà utilisées.
Préparer le brevet sans transformer la troisième en année de bachotage
La troisième ne doit évidemment pas devenir neuf mois de préparation intensive au brevet.
L'objectif reste d'apprendre, de comprendre et de progresser.
Mais préparer progressivement l'examen et apprendre correctement pendant l'année ne sont pas deux objectifs différents.
Un élève qui comprend les notions étudiées, entretient ses acquis, construit ses supports de révision au fur et à mesure et apprend à mobiliser ses connaissances dans des exercices nouveaux prépare déjà efficacement son brevet.
Le meilleur moyen de préparer le brevet dès septembre n'est donc pas de commencer les révisions. C'est de ne pas attendre juin pour consolider ce qui doit l'être.
Sources officielles
Ministère de l'Éducation nationale – Calendrier 2027 des épreuves du diplôme national du brevet (Bulletin officiel spécial n° 2 du 25 août 2026).
Ministère de l'Éducation nationale – Modalités d'attribution du diplôme national du brevet à compter de la session 2026 (note de service, Bulletin officiel n° 33 du 4 septembre 2025).
Éduscol – Les épreuves du diplôme national du brevet.
PROFIA